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La vaisselle brisée de Reiko Kaneko

La fêlure dorée décore les assiettes de la collection « Le coup de tonnerre » du studio Reiko Kaneko. C’est une image symbolique et bien réflichie. Dans la culture japonaise la mise en relief des défauts existants ou imaginaires avec de l’or signifiait l’inéluctabilité de la pénétration de la nature dans des oeuvres humains.

Reiko vit et travaille à Londres où elle a terminé la faculté d’art et de design au collège Central Saint Martins College of Art et Design en 2007. Après la fin de ses études elle a créé son propre studio. L’oeuvre de Kaneko est influencée par son origine : née sur le territoire de Grande-Bretagne, la jeune fille a passé toute son enfance au Japon chez ses parents. C’est pourquoi les travaux du designer représentent un mélange unique des tradtions japonaises et de l’humour britannique, réunis dans l’attitude passionnée pour la production de la porcelaine décorée à la main.

Selon la tradtion japonaise on ne jette pas la porcelaine brisée. On uni les pièces cassées par des crampons argentés ou on les colle. Ensuite, on applique de l’or pour souligner les défauts. Les veines dorées sur la vaisselle en porcelaine sont aussi précieuses que les cicatrices au corps d’un gerrier.

Les Japonais croient que la vaisselle en porcelaine relie les générations.

Les défauts naturels et la culture de la spontanéité sont des notions clés de la collection de Reiko Kaneko, maîtresse dont l’oeuvre balance entre deux cultures et la différence de la mentalité d’un japonais et d’un européen.